L'eau est essentielle à la survie de toute espèce vivante, tant chez les animaux, les plantes que bien sûr chez l'homme. Sans eau, toute vie sur terre disparaîtrait ! L'eau est une ressource partagée dont l'usage abusif a des conséquences sur sa qualité et sa disponibilité et sur l'ensemble de l'environnement. C'est notre responsabilité à tous de préserver cette précieuse ressource pour les générations futures.
- Les ressources en eau douce au Québec et ailleurs dans le monde
- La qualité de l'eau
- La protection de l'environnement
- L'impact sur les infrastructures et les installations municipales
Les ressources en eau douce au Québec et ailleurs dans le monde
L'eau douce ne représente que 2,5 % de toute l'eau disponible à la surface du globe ; 97,5% étant de l'eau salée.
Le Canada arrive en troisième position quant aux pays qui comptent la plus grande quantité d'eau douce renouvelable. La Russie occupe la deuxième place et le Brésil est le pays qui abrite les plus grandes réserves d'eau douce mondiale.
Quelques données sur la disponibilité des ressources et l'exploitation de l'eau douce, à l'échelle mondiale :
| Pays | Ressources annuelles en eau renouvelable (km3/an) | Exploitation annuelle d'eau douce (km3/an) |
|---|---|---|
| Canada | 3 300 | 45 |
| États-Unis | 3 070 | 477 |
| Mexique | 457 | 78 |
| Brésil | 8 233 | 59 |
| Egypte | 87 | 68 |
| Bénin | 26 | 0,13 |
| Afghanistan | 65 | 23 |
Des institutions internationales prédisent que la disponibilité de l'eau douce sera inférieure à la demande dès 2030.
Bien que le Québec représente à lui seul 3 % des réserves mondiales d'eau douce, il n'est pas à l'abri des grands problèmes contemporains liés à l'eau. En effet, la répartition des réserves est différente de la répartition de la population et les sources d'eau ne sont pas toujours présentes en abondance dans les régions où la demande est plus forte. Dans certaines zones peuplées, les besoins en eau sont plus forts que la disponibilité de la ressource.
La population augmente tant en ville qu'à la campagne, où certains lieux de villégiature sont peuplés aussi densément que des milieux suburbains. Cela entraîne une pression accrue sur les ressources d'eau douce.
Même dans la région des Grands Lacs, qui constitue le plus vaste réseau de lacs d'eau douce au monde, certaines localités sont aux prises avec des problèmes de pénuries périodiques. Pour compenser ces manques, il faut exploiter les aquifères et ainsi réduire la disponibilité de la source.
On considère l'eau douce comme une ressource renouvelable. Cependant, la surconsommation d'eau potable conduit progressivement à la baisse de la qualité de l'eau douce disponible. En effet, un certain degré de substances polluantes perdure dans l'eau qui est retournée dans la nature, même après traitement dans les installations d'épuration. De plus, en certains endroits, le temps requis pour que les précipitations atteignent les aquifères est tellement long que ces sources d'eau sont considérées non renouvelables.
La qualité de l'eau
L'eau que l'on utilise perd de sa qualité même après avoir été traitée par les installations municipales ou par des fosses septiques privées. La qualité des cours d'eau, des lacs et de l'eau souterraine est directement liée à la quantité d'eau que l'on consomme.
Les usines de traitement de l'eau ne rendent pas l'eau aussi pure que celle prélevée à la source. En effet, l'eau déversée dans les lacs et les rivières après traitement peut encore contenir des traces de polluants, ce qui affecte la qualité de l'eau douce.
D'après Environnement Canada, une sérieuse préoccupation existe quant aux produits chimiques toxiques de nombreuses sources différentes, incluant les eaux domestiques, et qui sont déversés dans nos eaux. Les effets de ces substances toxiques sur la santé humaine sont peu connus : bien souvent, ils ne sont pas décelables durant de longues périodes de temps et, en outre, il est difficile de les distinguer des incidences d'autres facteurs qui affectent notre vie de tous les jours. Nous pouvons tous contribuer à prévenir la pollution de l'eau en évitant d'abuser de l'eau et de ne jamais y déverser de substances chimiques toxiques.
Aujourd'hui, dans les pays développés, les maladies liées à l'eau, comme la fièvre typhoïde, le choléra et la dysenterie, ont, à toutes fins pratiques, été éradiquées. Le principal facteur ayant mené à la disparition des ces maux est le traitement de l'eau et des eaux usées. Cependant, dans les pays en voie de développement, les installations de traitement sont souvent déficientes, voire inexistantes : 80 % des maladies qui y sévissent sont liées à l'eau.
La protection de l'environnement
Plus on consomme de l'eau potable, plus grande est la quantité d'énergie dépensée pour traiter les eaux usées et assainir l'eau prélevée. Cette consommation énergétique pèse sur l'environnement alors que des efforts internationaux sont déployés pour sensibiliser les populations à l'économie d'énergie.
L'utilisation excessive de l'eau entraîne une modification du cycle hydrologique qui, à son tour, engendre une diminution de la qualité de l'eau, la réduction de la biodiversité et une dégradation des ressources en eau.
La surconsommation d'eau est " souvent à l'origine de la fermeture des plages et de l'abandon des lieux de pêche ", selon le Ministère de l'environnement du Canada.
Les stations d'épurations ne captent pas tous les produits chimiques déversés dans les égouts, encore moins dans les fosses septiques. Plusieurs de ces produits, parfois toxiques, sont alors rejetés dans l'environnement, contribuant ainsi à la dégradation de la qualité des ressources d'eau douce. La contamination des lacs aux cyanobactéries en est un exemple frappant.
Utilisez des produits nettoyants biodégradables et sans phosphates et surtout ne déversez jamais à l'égout des substances telles que des solvants, des huiles usées ou de la peinture, il en va de la santé de nos cours d'eau !
L'impact sur les infrastructures et les installations municipales
L'utilisation abusive de l'eau engendre une surexploitation des ressources et des équipements de traitement et d'épuration de l'eau, avec de multiples conséquences :
- La station de production d'eau potable peut être utilisée au-delà de sa capacité, ce qui peut affecter la qualité de l'eau distribuée ;
- La pression dans le réseau de distribution peut baisser, pouvant aller jusqu'à l'alerte municipale de réduire la consommation pour éviter le manque d'eau ;
- Certaines réserves d'incendie sont utilisées pour faire face aux demandes de pointe, ce qui peut rendre la protection incendie inadéquate, exposant la population des risques potentiels ;
- Les coûts d'exploitation de l'usine augmentent (électricité, pompage, produits chimiques, etc.) et cela se répercute sur nos taxes.
La baisse de la qualité d'une source d'approvisionnement en eau douce oblige les municipalités à chercher d'autres sources, ce qui engendre des coûts supplémentaires pour la mise en place des systèmes pour le prélèvement de l'eau à la source. Si le gaspillage se poursuit, les sources d'eau douce de qualité adéquate risquent d'être de plus en plus éloignées, ce qui augmentera progressivement ces coûts.
En évitant le gaspillage, on minimise l'expansion des réseaux d'égouts et d'aqueduc des municipalités, on optimise l'efficacité des stations de traitement et on réduit la pression sur les cours d'eau et sur les nappes d'eau souterraines.
On doit donc combattre le gaspillage au Québec, pour préserver la qualité et la quantité des ressources d'eau douce disponibles, pour réduire les dépenses associées au traitement de l'eau destinée à la consommation et des eaux usées, pour assurer une protection adéquate de la population en cas d'incendie, pour faire notre part dans l'effort collectif de la préservation de notre environnement.











